La réouverture des restaurants et des bars

La réouverture des restaurants et des bars

Le calendrier avait été esquissé, il est maintenant connu avec certitude. Emmanuel Macron annonce les « quatre étapes » de la levée des restrictions et fermetures imposées pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, ainsi qu’un décalage progressif de l’horaire du couvre-feu, dans un entretien accordé à plusieurs quotidiens régionaux.

Un « frein d’urgence » est cependant prévu, précise le président de la République. Si dans un département  ou une métropole le taux d’incidence dépasse 400 cas pour 100 000 habitants, que son augmentation est « très brutale » et que les services de réanimation risquent la « saturation », les réouvertures y seront stoppées.

 

Le soutien de dix chefs trois étoiles

Enfin Libres a fait l’objet d’un clip, auquel ont participé, via de petites interventions incrustées dans la vidéo, de nombreux noms prestigieux de la gastronomie et du vin: les chefs Mauro Colagreco (Le Mirazur, Menton), Pierre Gagnaire (Restaurant Pierre Gagnaire, Paris), Gilles Goujon (L’Auberge du vieux puits, Fontjoucouse), Arnaud Lallement (L’Assiette champenoise, Tinqueux), Régis et Jacques Marcon (Restaurant Régis et Jacques Marcon, Saint-Bonnet-le-Froid), Anne-Sophie Pic (Restaurant Pic, Valence), Eric Pras (Lameloise, Chagny), Emmanuel Renaut (Les Flocons de sel, Megève) et Guy Savoy (restaurant Guy Savoy, Paris) ; les sommeliers Philippe Faure-Brac (le Bistrot du Sommelier, Paris, meilleur sommelier du monde 1992), Paz Levinson (groupe Pic, meilleure sommelière des Amériques 2015) et Olivier Poussier (maison Lenôtre, Paris, meilleur sommelier du monde 2000) ; mais aussi le chef pâtissier Pierre Hermé ainsi que David Sinapian, PDG du groupe PIC et président des «Grandes Tables du Monde».

 

Quel protocole sanitaire envisagé à partir du 9 juin ?

A partir du 9 juin, le retour du carnet de rappel papier ou numérique via TousAntiCovid Signal sera obligatoire pour les salles intérieures des bars, cafés et restaurants. Les clients pourront scanner un QR code à l’entrée de l’établissement, ou inscrire leurs coordonnées sur le carnet de rappel papier, dans le but d’être recontactés en cas d’infection dans l’établissement.

Le HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique) préconise quant à lui la mise en place d’une stratégie environnementale de maîtrise de la qualité de l’air dans chaque ERP (Etablissements Recevant du Public). « Cette maîtrise de l’aération/ventilation des ERP doit constituer un point fort sur lequel peut s’appuyer un protocole sanitaire, d’autant plus lorsque certaines mesures barrières, (notamment le masque ou la distance interindividuelle) ne sont pas adaptées à l’activité d’un ERP ré-ouvert (ex. restaurant, écoles maternelles, etc.) », explique-t-il dans un rapport publié le 28 avril. L’aération préconisée en intérieur est d' »au moins 5 minutes toutes les heures » et si elle n’est pas possible ou insuffisante en raison par exemple, de fenêtres bloquées, « des solutions techniques doivent être mises en place (par ex. abattants ou aérateurs dans la partie supérieure des fenêtres, ventilation par insufflation, etc.). La diminution du taux d’occupation des locaux peut alors contribuer à l’obtention d’une qualité de l’air satisfaisante ».

D’après Ouest France, Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a fait savoir, au cours d’une visite chez un fabricant parisien spécialisé dans les solutions de désinfection, que des sas de décontamination, des lampes à ultraviolets, des tunnels gonflables en plastique désinfectants ou encore des purificateurs d’air pourraient être des solutions efficaces pour rouvrir les restaurants dans leur ensemble. Même si ces dispositifs technologiques s’avèrent coûteux, ils éviteraient d’avoir recours aux sempiternels » « stop-and-go » des confinements, « en complément des gestes barrières, du port du masque et du gel ». »

En effet, un sas de désinfection par ionisation coûterait entre 8 000 et 30 000 € selon les modèles, d’après les informations de Ouest France, mais permettrait la prise de température, l’identification éventuelle des personnes par un système de badge, mais surtout d’élimination, au terme d’à peine 10 secondes, des virus qu’elles transportent sur elles. Quant au tunnel gonflable en plastique, certes moins élégant, il coûterait environ 2 500 €.

Et les hôtels ?

Pour la restauration dans les hôtels, fini le service en chambre. Elle sera cependant accessible « uniquement pour les clients », explique Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État en charge du Tourisme.

« Il sera possible, en même temps qu’on rouvrira les terrasses, pour les hôteliers d’assurer la restauration pour leurs clients et uniquement de leurs clients », a-t-il précisé sur BFMTV. Jean-Baptiste Lemoyne ajoute qu’à compter du 19 mai, « Petit déjeuner, déjeuner et dîner » pourront « être servis assis » dans les hôtels.

 

30 juin : fin des limitations de rassemblement, levée du couvre-feu

La majorité des restrictions prendra fin lors de la quatrième étape du déconfinement. Le couvre-feu sera supprimé, tout comme les limitations de rassemblements en extérieur.

Les jauges seront supprimées dans les musées, monuments, cinémas, salles de spectacles, théâtres mais aussi dans les commerces, les salles de sport, ou les bars. Au-delà de 1.000 personnes le pass sanitaire devra cependant être utilisé, dans les salles de spectacles notamment. A cette date, les salles des fêtes, salles polyvalentes mais aussi cafés-théâtres et salles de concerts pourront accueillir du public debout. Le protocole sanitaire sera adapté et le pass sanitaire obligatoire. Les festivals de plein air debout reprennent du service, avec une jauge de 4 mètres carrés par festivalier, dans une limite de personnes définie par le préfet.

 

nicolas75