Business France, Start-up

Business France, Start-up

Une start-up, jeune pousse ou entreprise en démarrage en français est une entreprise innovante nouvellement créée, généralement à la recherche d’importants fonds d’investissement, avec un très fort potentiel éventuel de croissance économique et de spéculation financière sur sa valeur future. Sa phase de recherche et développement de produit innovant, de tests d’idée, de validation de technologie, ou de modèle économique est plus ou moins longue, avant sa phase commerciale, et son risque d’échec est très supérieur à celui d’autres entreprises, par son caractère novateur, sa petite taille et son manque de visibilité.

 

Les start-up Business France pour séduire le marché intérieur

Les start-up s’établissent généralement dans des pépinières d’entreprises, incubateurs d’entreprises ou technopoles, ou encore dans des hacker houses, sur des marchés innovants. Leur nombre croît en particulier à partir des années 1990, avec la nouvelle économie (ou économie numérique, à l’origine de la bulle Internet). Elles peuvent être financées par diverses formes de capital risque, business angels, fonds communs de placement dans l’innovation…

 

Les start-up en France

L’État français tend à favoriser la création de ses jeunes pousses, notamment dans le domaine du numérique. Ce mouvement se caractérise par une politique économique qui vise à favoriser le développement des start-up depuis le milieu des années 2000. En 2004, le statut fiscal de « jeune entreprise innovante » est créé. Il est destiné à favoriser la recherche et le développement des jeunes entreprises.

Dans les années 2010, l’Union Européenne prend conscience de son retard en termes de développement des start-up15. Ainsi, en 2012 le Pacte pour la compétitivité, la croissance et l’emploi initié par le Président de la République François Hollande comprend un volet spécifique sur le développement des start-up16. En 2015, des modifications juridictionnelles favorables sont adoptées dans la « Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques » dite « Loi Macron ». Dans le même temps, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Industrie et du numérique, démocratise la notion de « start-up nation. ».

 

Une startup, une entreprise pas comme les autres ?

Si ce n’est le statut juridique, une startup se différencie en bien des points d’une entreprise classique. On est face à deux types de structures qui ne fonctionnent pas pareil, qui n’ont pas la même dynamique ni les mêmes objectifs.

 

Le mot « startup » n’est pas un anglicisme pour juste dire « jeune entreprise qui démarre » ou « entreprise technologique ». D’un côté, on a une structure dont un des enjeux est d’avoir des process efficaces, permettant de délivrer le meilleur service possible avec un fonctionnement optimal. De l’autre, on a une structure qui explore, expérimente, afin de trouver ce qui a de la valeur pour le client, comment lui délivrer cette valeur, et comment gagner de l’argent tout en le faisant (cette différence explique d’ailleurs pourquoi de nombreuses entreprises ont des difficultés à innover, car les process qui ont fait leur succès sont des freins à l’innovation).

 

La différence fondamentale est qu’une entreprise est organisée pour exécuter et optimiser un Business Model qui fonctionne, alors qu’une startup est organisée pour en trouver un.

 

Les caractéristiques d’une startup

Mais comment savoir quand on a affaire à une startup ou non ? Voici les différentes caractéristiques d’une startup :

Temporaire : une startup n’a pas vocation à le rester toute sa vie. Être startup n’est pas un objectif en soi. Une startup est une phase particulière, et le principal objectif est d’en sortir. Il s’agit comme le dit Peter Thiel, célèbre entrepreneur de la Silicon Valley, de passer de 0 à 1, de transformer une idée en entreprise, de trouver une nouvelle manière de rendre un service, de créer de la valeur.

Recherche d’un Business Model : Être une startup c’est apporter de la valeur à des clients avec un produit ou un service que personne n’a jamais fait avant. Et l’enjeu d’une startup est de trouver et construire le Business Model qui va avec. Un Business Model qui n’est pas calqué sur une structure existante, et qui n’est pas forcément évident au lancement de la structure.

Scalable (pour une croissance exponentielle) : L’autre caractéristique d’une startup, c’est sa scalabilité. Le fait d’avoir un modèle où plus le nombre de clients augmente, plus les marges sont grandes. Les premiers clients coûtent plus chers que les suivants, et ainsi de suite. C’est cette scalabilité, et le fait que le modèle soit reproductible, qui permet aux startups de grandir si vite et si loin, en peu de temps, comparativement à une entreprise plus classique.

Ce n’est donc pas parce que votre boite est cool, que les salariés portent des baskets et des sweats à capuches, ou encore parce qu’il y a un baby-foot dans la salle de pause, que vous êtes une startup. Travailler dans le numérique ne suffit pas non plus. A Rennes par exemple, on voit souvent Mediaveille ou Niji citées comme des startups (parce qu’elles grandissent rapidement et quelles sont « dans le numérique »), mais ce n’est pas le cas. Leur business est en effet basé sur la vente de prestations de service. Ce qui veut dire que plus ils ont de clients et de missions, plus il faut recruter (presque proportionnellement). Mediaveille et Niji ne sont donc pas à la recherche d’un Business Model, et ne sont pas scalables. Ce ne sont pas des startups et ce n’est pas grave.

Si vous voulez entreprendre, ne cherchez donc pas à créer une startup à tout prix, ou à vouloir en être une, juste parce que c’est tendance. Créer la meilleure structure qui permettra de répondre aux problèmes que vous voulez résoudre. Et n’oublier pas de trouver un modèle économique en cours de route !

 

Pourquoi créer une start-up ?

Contrairement à une entreprise classique, la start-up confère plusieurs avantages, notamment en termes de conditions humaines.

 

Les avantages d’une start-up

Le développement d’un esprit créatif constitue le premier avantage conféré par une start-up. D’ailleurs, avec d’autres facteurs, ce caractère concourt certainement à la réussite de la PME. Également indispensable au démarrage et à l’évolution de la start-up, il permet d’innover et d’éviter toute forme d’inactivité au sein de l’entreprise.

Si les entreprises classiques revêtent un caractère assez strict, avec en prime un vouvoiement obligatoire entre les salariés et la hiérarchie, la start-up est appréciée pour l’atmosphère cool qui y règne. En effet, les employés et les dirigeants se tutoient et s’appellent par leur prénom. Le but est de briser les conduites conventionnelles, de simplifier les échanges et d’améliorer les relations entre employés et employeurs.

Comparée à une société de moyenne ou de grande envergure, la start-up est appréciée pour la simplicité de sa structure. Au sein de cette forme temporaire d’entreprise, il n’existe aucune règle stricte à suivre. Cette simplicité se ressent notamment dans les codes vestimentaires décontractés des employés ou la flexibilité des horaires de travail. L’abolition des formules et des règlementations contraignantes permet d’instaurer une ambiance motivante au travail et d’améliorer le rendement.

C’est pourquoi de plus en plus de personnes font le choix de travailler en start-up.

 

Les inconvénients d’une start-up

La simplicité de la structure d’une start-up peut parfois constituer un point contraignant dans sa vie d’entreprise. En effet, en raison de la discrétion de la hiérarchisation au sein de cette forme entrepreneuriale, il peut s’avérer difficile de prendre des décisions.

Constamment en quête d’une idée innovante, les dirigeants d’une start-up ont tendance à réclamer davantage de leurs collaborateurs au point de les décourager et les démotiver. Selon les études, cette situation serait à l’origine du taux important de turn-over ou de rotation d’emploi dans les start-ups.

Malgré les bonnes idées de ses dirigeants et l’envie d’innover, la start-up se retrouve parfois en manque de moyens financiers nécessaires à la concrétisation de ses projets. De ce fait, il n’est pas rare de voir certaines start-ups déclarer faillite après la phase de lancement.

La rédaction d’un business plan n’est pas non plus en vigueur dans la majorité des start-ups. Cette méthode étant jugée fastidieuse et complexe à rédiger est néanmoins nécessaire pour convaincre les financeurs d’investir dans la PME.

 

Exemple de start-up

  • D-Vine : la start-up aide l’industrie hôtelière et la restauration à augmenter leurs ventes de vin au verre ainsi que leurs prix par nuitée. Elle propose trois produits : la bouteille de vin de 10 cl, reconditionnée sous azote à partir de bouteilles standard ; la machine D-Vine sommelier pour une aération et une température parfaites en une minute ; la collecte de données avec connexion 4G pour fournir un mix marketing et une gestion des stocks adéquats.
  • Everysens : collecte les données de la chaîne d’approvisionnement en temps réel afin d’aider les opérations à faire face aux incidents et à prendre des décisions.
  • Improveeze : la start-up édite une solution via une plateforme dédiée aux points de vente et aux forces de vente en magasin. La start-up accompagne ses clients dans leur stratégie « phygitale ».
  • Lovys : l’assurtech propose différents abonnements mensuels flexibles que ce soit pour des assurances habitation, automobile, smartphone, animaux de compagnie et santé.
  • Rise Up : édite une solution de gestion des formations pour les entreprises. Rise Up assure combiner l’expérience d’apprentissage (LXP – learning experience platform), la gestion de la formation pour les administrateurs (LMS – Learning Management System) et les outils de création pour les formateurs
  • Soneka : solution intégrée pour la gestion des actifs immobiliers à destination des gestionnaires d’actifs et des gestionnaires de fonds.
  • Squad : fournit à ses clients une expertise en matière de cybersécurité et de DevOps pour créer un cyberespace sécurisé.
  • Wisper : solution de virtualisation sans aucune infrastructure serveur, destinée à optimiser la gestion du poste de travail. La solution ceBoxOS permet d’industrialiser et de centraliser le déploiement et la gestion des environnements de travail (OS + applications). Et la solution XiVO est une alternative Open Source à la téléphonie d’entreprise.

 

Sébastien