Un nouvel élan pour l’industrie automobile britannique après que l’entreprise technologique et le fabricant de scooters aient investi dans une usine de R&D pour développer des véhicules électriques.

L’entreprise technologique indienne Ola a annoncé son intention d’investir 100 millions de livres sterling au Royaume-Uni pour ouvrir un centre de recherche et de développement pour un projet de voiture électrique, ce qui donne un coup de fouet à l’industrie automobile britannique.

Du covoiturage à la voiture électrique

Ola a lancé son application de taxi qui rivalise avec Uber dans des villes comme Londres, Birmingham et Cardiff en 2018, mais elle se lance dans les véhicules électriques avec un scooter routier récemment lancé et un projet de voiture électrique.

La nouvelle installation sera basée à Coventry, le centre traditionnel des West Midlands de l’industrie automobile britannique. Elle créera 200 emplois dans la conception et l’ingénierie. Les travailleurs de l’usine feront également des recherches sur la technologie des batteries.

Ola a été fondée en Inde en 2010 par Bhavish Aggarwal et se présente aujourd’hui comme la troisième plus grande application de transport de personnes au monde. Cette semaine, sa branche de véhicules électriques, Ola Electric, a levé 200 millions de dollars de fonds pour une valorisation de 5 milliards de dollars (3,7 milliards de livres sterling). Parmi les précédents bailleurs de fonds, on trouve Softbank, le principal investisseur japonais dans le domaine de la technologie. La société prévoirait également d’entrer en bourse pour lever jusqu’à 2 milliards de dollars.

Les scooters sont actuellement conçus et fabriqués à Bengaluru, mais Ola a déclaré que le nouveau site britannique, baptisé « Futurefoundry », travaillera en étroite collaboration avec le siège. La société n’a pas précisé où elle construirait ses voitures électriques, bien que les coûts salariaux soient nettement moins élevés en Inde qu’au Royaume-Uni.

Cet investissement sera probablement perçu comme un vote de confiance dans l’industrie automobile britannique, qui a connu un récent regain d’investissement après des années de contre-performance, les grandes entreprises attendant des éclaircissements sur l’accord commercial crucial avec l’UE.

Les constructeurs automobiles traditionnels, tels que Volkswagen, sont en concurrence avec des entreprises plus récentes, telles que l’américain Tesla, pour investir dans des installations destinées à construire de nouveaux véhicules électriques à batterie. Toutefois, les VE ne représentaient encore qu’environ 12 % des ventes au Royaume-Uni en 2021.

Une alliance de constructeurs automobiles

L’alliance entre Renault, Nissan et Mitsubishi est devenue le dernier constructeur automobile traditionnel à présenter jeudi ses plans d’investissements majeurs. L’alliance a déclaré qu’elle dépenserait 23 milliards d’euros (19,2 milliards de livres sterling) au cours des cinq prochaines années pour lancer de nouveaux modèles électriques, y compris une nouvelle voiture compacte Nissan en Europe – construite dans une usine Renault dans le nord de la France – pour remplacer la Micra.

Ola serait un entrant relativement tardif sur le marché des voitures électriques, mais ses scooters ont d’abord ciblé son marché domestique qui est dominé par des modèles moins chers.

M. Aggarwal d’Ola a déclaré : « Ola Futurefoundry nous permettra d’exploiter les fantastiques talents de conception et d’ingénierie automobile du Royaume-Uni pour créer la prochaine génération de véhicules électriques. Futurefoundry travaillera en étroite collaboration avec notre siège social à Bangalore, en Inde, pour nous aider à construire l’avenir de la mobilité alors que nous rendons les véhicules électriques abordables dans le monde entier. »

L’entreprise a recruté l’année dernière Wayne Burgess, un ancien designer de Jaguar et de Geely, pour diriger les efforts de conception de véhicules au Royaume-Uni. Burgess a déclaré qu’Ola voulait créer une « équipe de conception et de R&D de classe mondiale avec des sensibilités mondiales ».

Il a ajouté que l’entreprise se penchera sur « les véhicules à deux ou quatre roues et d’autres facteurs de forme ».