Ray-Ban Stories : Les lunettes de Facebook

Ray-Ban Stories : Les lunettes de Facebook

Après les Spectacles 3 de Snapchat, Facebook annonce le lancement de lunettes intelligentes réalisées en partenariat avec Ray-Ban et Essilor Luxottica. Elles s’appellent Ray-Ban Stories et embarquent une double caméra intégrée de 5 mégapixels.

L’objectif est clair : capturer des moments de la vie quotidienne avec un point de vue forcément très subjectif. On peut aussi prendre des vidéos allant jusqu’à trente secondes à l’aide d’un bouton d’enregistrement ou en mains libres grâce à des commandes vocales de l’assistant Facebook.

Si beaucoup s’attendaient à un dispositif portatif de réalité augmentée, il faudra sans doute revoir ses espérances à la baisse. Facebook l’avait déjà avoué à demi-mot, son objectif avec ses Ray-Ban Stories n’était pas réellement de faire entrer l’internaute dans l’ère de la RA, mais plutôt de lui offrir le moyen de capturer tous les moments forts de sa vie depuis son propre point de vue.

Pour y parvenir, la plateforme de Mark Zuckerberg a d’ailleurs mis toutes les chances de son côté, en intégrant à ses Stories un double capteur photo capable de réaliser des clichés à 5 Mpx, mais aussi des vidéos jusqu’à 30 secondes. L’appareil pourra être déclenché via le bouton d’enregistrement situé sur la monture, ou grâce aux commandes vocales de l’assistant Facebook.

 

Rien de plus que les Spectacles de Snap ?

D’un point de vue esthétique, Facebook n’a donc pris aucun risque en s’appuyant sur trois des modèles les plus populaires de la marque du groupe italien Luxottica. Outre la présence de modules photo, on devine la présence d’un bouton sur la partie supérieure de la branche droite et d’évents pouvant faire penser à la présence de petits haut-parleurs autour des oreilles. Ce sont les seules différences visibles sur ces clichés par rapport aux mêmes lunettes Ray-Ban dans leurs versions classiques. On peut néanmoins imaginer que le cadre ou les branches sont un peu plus épais, afin d’y caser l’électronique nécessaire.

Au risque d’en décevoir plus d’un, ces Ray-Ban Stories ne seront pas considérées comme des lunettes de réalité augmentée, car elles n’intègrent pas d’écran — comme c’était par exemple le cas des fameuses Google Glass. Il ne serait pas non plus question pour elles de proposer de la reconnaissance faciale, ce qui aurait posé (on l’imagine) bien des problèmes légaux à Facebook. En revanche, on peut s’attendre à ce que l’intelligence artificielle soit utilisée dans le fonctionnement des lunettes et leur usage en lien avec l’application Facebook.

Mark Zuckerberg devrait le rappeler, mais il avait déjà expliqué que ces premières lunettes sont à voir comme « une étape du long voyage qui doit mener à des lunettes de réalité augmentée dans le futur ».

En l’état, ces Ray-Ban Stories n’auraient donc pas grand-chose de plus à proposer que les lunettes Spectacles de Snap Inc. Lunettes qui, malgré l’immense popularité de Snapchat, n’ont pas vraiment réussi à s’imposer. Le fait que les lunettes Facebook bénéficient des designs et de la notoriété d’une marque comme Ray-Ban changera-t-il la donne ?

 

Deux caméras et un bouton déclencheur

Il y aurait une caméra insérée dans les charnières de chaque côté, ainsi qu’un bouton en haut à droite qui semble être le déclencheur de l’objectif pour filmer et prendre des photos.

Difficile de savoir avec aussi peu d’éléments si Facebook a réussi à faire mieux que les Spectacles de Snapchat qui sont, elles aussi, des lunettes de soleil connectées… qui se sont soldées par un échec commercial.

Concernant les spécifications techniques et les fonctionnalités, il va falloir attendre la communication officielle, plus tard dans la journée de ce jeudi 9 septembre pour en savoir davantage.

Un pas vers le « métaverse »

Les Ray-Ban Stories s’inscrivent dans cette stratégie. Elles ne sont pas dotées de fonctionnalités de réalité augmentée – c’est-à-dire de la capacité de superposer des éléments numériques à la réalité. Mais elles contribuent à familiariser le grand public avec ces gadgets connectés.

D’autant que les tentatives précédentes des autres géants de la tech – en particulier les Google glass ou les lunettes de Snap fin 2016 – n’ont pas été franchement couronnées de succès. Le prix élevé et les questions de vie privée ont vite pris le pas sur la curiosité des consommateurs.

Si Facebook tente sa chance, avec un modèle commercialisé 300 dollars, c’est aussi pour faire un petit pas de plus en direction du « métaverse » – cet univers futuriste mélangeant les mondes physiques et virtuels que Mark Zuckerberg décrit comme « un Internet incarné dont vous faites intégralement partie » et dont il souhaite un jour être un acteur majeur.

 

Matthieu CHARRIER

Matthieu CHARRIER est un jeune étudiant en informatique qui gère notre système informatique et partage sa passion avec vous. Matthieu saura vous aider à apprendre à utiliser un grand nombre de systèmes informatiques.