Facebook, Instagram et Messenger encore en panne pendant deux heures

Facebook, Instagram et Messenger encore en panne pendant deux heures

Le groupe avait été victime il y a quelques jours d’une gigantesque panne ayant paralysé ses services.

Facebook vit des heures agitées. Quelques jours seulement après avoir connu une panne généralisée qui a mis en difficulté le groupe, le géant de Mark Zuckerberg a indiqué vendredi 8 octobre que les applications Instagram, WhatsApp et Facebook Messenger étaient partiellement perturbées.

« Nous sommes conscients que certaines personnes et entreprises ont des difficultés à accéder aux produits Facebook », a indiqué un porte-parole de l’entreprise dans un message à l’AFP. « Nous travaillons pour que les choses reviennent à la normale le plus rapidement possible et nous nous excusons pour tout inconvénient », a-t-il ajouté.

Selon le site spécialisé Down Detector, des problèmes ont commencé à apparaître peu après 18 heures GMT sur Instagram, et dans une moindre mesure sur Facebook Messenger et WhatsApp. La situation semblait toutefois en cours de résolution vers 20h05 GMT, le nombre de personnes rapportant des incidents sur le site de Down Detector ayant fortement diminué.

Lundi, tous les services du groupe, de WhatsApp à Instagram en passant par Messenger et Oculus, étaient restés inaccessibles pendant près de sept heures. Cette panne, a expliqué Facebook le lendemain, avait été causée par une erreur du groupe lors d’opérations de routine.

 

Mark Zuckerberg défend Facebook et Instagram

Non, Facebook ne fait pas passer le profit avant la sécurité et le bien-être de ses utilisateurs. C’est en tout cas ce qu’affirme Mark Zuckerberg, face aux toutes dernières accusations de Frances Haugen. Depuis la mi-septembre, l’ancienne cheffe de produit lève le voile sur les agissements parfois douteux de Facebook et Instagram.

Des accusations qui fragilisent grandement Facebook. Le co-fondateur et patron du groupe a pris la parole pour contredire la lanceuse d’alerte. Il affirme que les dénonciations de Frances Haugen sont tout simplement fausses.

Concernant le fait que Facebook privilégierait le profit au bien-être et à la sécurité de ses utilisateurs, il déclare que c’est “profondément illogique”. La lanceuse d’alerte avait, en effet, assuré que l’algorithme du réseau social met en avant les contenus haineux et controversés pour garder les utilisateurs et gagner de l’argent.

Un argument qui n’a pas de sens pour Mark Zuckerberg. Facebook et ses produits gagnent de l’argent grâce aux publicités, c’est un fait. Cela dit, il indiquent que les annonceurs ne veulent pas que leurs publicités se retrouvent à côté de contenus litigieux. Très probablement en raison d’une mauvaise image que cela leur donnerait. Ainsi, garder sciemment de tels contenus pour des raisons de publicités et d’argent ne tiendrait pas debout.

Services entièrement restaurés en soirée

Un porte-parole de Facebook a confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) vers 23 h 20 que le problème était réglé et les services entièrement restaurés.

« Nos sincères excuses à tous ceux qui n’ont pas pu accéder à nos produits au cours des dernières heures », a-t-il indiqué dans un mail. « Nous avons résolu le problème et tout devrait revenir à la normale maintenant », a-t-il ajouté.

La panne a été causée par un changement de configuration et a affecté des utilisateurs dans le monde entier. Elle n’a toutefois rien à voir avec ce qui s’est passé lundi, a fait savoir Facebook.

Tous les services de l’entreprise, de WhatsApp à Instagram en passant par Messenger et Oculus, étaient alors restés inaccessibles pendant près de sept heures. Cette panne, a expliqué Facebook le lendemain, avait été causée par une erreur du groupe lors d’une opération de routine.

 

La santé mentale des adolescents compte pour Facebook

Le patron du géant profite de cette longue publication pour revenir sur d’autres accusations de la lanceuse d’alerte. Selon ses dires, Facebook serait bel et bien au courant des effets néfastes d’Instagram sur la santé mentale des adolescentes. D’après l’article paru dans le Wall Street Journal, l’entreprise aurait mené diverses recherches depuis trois ans mais n’aurait eu que faire des résultats.

Des accusations déjà réfutées par Antigone Davis, la directrice de la sécurité de Facebook, qui soutient au contraire les effets positifs d’Instagram pour les adolescents. Mark Zuckerberg, lui aussi, se défend vivement des dénonciations de l’ancienne cheffe de produit.

 

Thomas GROLLEAU

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