Panne d’internet SFR et Free

Panne d’internet SFR et Free

Une panne du réseau de téléphonie mobile et d’Internet chez les opérateurs SFR et Free n’est toujours pas réparée, ce mercredi matin. Elle a démarré mardi et impacte Montpellier et alentour, notamment les communes du Crès, de Fabrègues, de Sussargues, de Baillargues, de Pérols, etc. Chez SFR, des centaines de foyers et d’abonnés sont privés de leur box, ce qui a suscité mardi soir la colère des supporters de l’équipe de France de football : les Bleus affrontaient l’Allemagne à l’Euro 2020. « J’ai acheté un vidéo projecteur exprès pour suivre les matches de l’Euro de foot, première rencontre des Bleus, impossible, panne. J’ai appelé le service client SFR, on m’a dit, ne vous inquiétez pas, la panne est localisée, les techniciens sont sur place, ça ne va durer longtemps. Ce matin, toujours pas de box, ni Internet, ni télé, etc. C’est une honte », fulmine Bernard qui réside à Montpellier. Il va résilier son con tram et voir ailleurs. Même indignation pour Stéphane au Crès, qui, lui a payé 1 300 euros un téléviseur grand écran et qui a été contraint de regarder la victoire des Bleus -1 à 0- sur une chaîne en direct, gratuitement, sur son Mac Book,  « une dimension ridicule pour un match de football ».

 

Panne nationale

Le service presse de SFR confirme une panne nationale qui affecte de nombreuses régions, dont l’Occitanie et qui a débuté mardi à 11 heures : « C’est lié à une surchauffe des équipements. Il y en a eu énormément depuis quelques jours. Cela arrive souvent lors des premières chaleurs. Si les clients ont des difficultés, il suffit de réinitialiser son appareil, que ce soit le téléphone mobile ou fixe ». Et quand la panne touche les box dans les zones où est installée la fibre, quelle explication ? « Aucune, on attend toujours » déplorent Bernard et Stéphane. Ce mercredi, lorsqu’on tente de joindre le service client de SFR, un disque confirme que la panne n’est toujours pas réparée, alors que SFR vante la fibre et la 5G.

 

Galère pour les abonnés Free, ce mercredi. Une coupure de réseau est signalée dans plusieurs secteurs de la région. La panne touche également le Boulonnais.

Un réseau mobile qui ne répond plus, une connexion internet qui ne fonctionne pas, des appels téléphoniques qui n’aboutissent pas. Ce mercredi, le réseau mobile et internet de l’opérateur Free connaît d’importantes perturbations qui impactent les abonnés. “Nous n’avons plus de wifi ni d’internet” témoigne ce couple de Wimille. Dans le Boulonnais, une première coupure a été constatée en début d’après-midi, avant un bref retour à la normale. Plusieurs foyers indiquent être privés de réseau fixe et mobile depuis 16h.

Selon nos confrères de la Voix du Nord, c’est un accident de train dans les Ardennes qui a provoqué l’endommagement d’une fibre optique. Le Boulonnais n’est pas la seule agglomération impactée.

 

Fibre optique : internet, téléphone et télévision coupés pour des habitants à Ouistreham

Que se passe-t-il dans l’avenue Foch à Ouistreham ? Une trentaine d’habitants n’ont plus internet, ni téléphone, ni télévision depuis le 2 mai 2021. Tous avaient pris la fibre et étaient raccordés depuis le début du mois de mars. Et tous, le 2 mai à 14h, ont perdu leur connexion ! Depuis, plus rien.

« On nous a promis un rétablissement le 5 juin, puis le 18 juin et maintenant le 5 juillet », raconte Véronique Rizzotto qui a maintenant du mal à croire à ce nouveau délai. « Porte-parole » de la trentaine d’habitants concernés, la Ouistrehamaise a tapé à toutes les portes : son opérateur de téléphonie Orange, la mairie, le Département… Pas de réponse claire, ni sur la panne ni sur la réparation, et difficile de s’y retrouver dans qui fait quoi et surtout qui peut l’aider. Du coup, « j’ai l’impression que chacun se renvoie la balle ».

 

Panne sur le réseau fibre optique

À Ouistreham, c’est l’opérateur d’infrastructure délégataire Covage qui déploie la fibre pour le compte du Département, et c’est donc Covage qui doit intervenir sur la panne, quel que soit le fournisseur d’accès internet que les habitants ont choisi. Celui de Véronique, Orange, dit bien avoir connaissance de ce dossier.

 

Des abonnements qui courent

Pour Véronique Rizzotto, « une solution mobile pour continuer à utiliser internet le temps que le réseau fixe soit réparé » a été trouvée. Avec une clé 4G, elle peut faire un peu de télétravail. Mais comme ses voisins et voisines concernées, elle n’a plus la télévision et a dû faire remettre en route la parabole pour 145 euros (achat du décodeur). D’autres habitants voient leurs abonnements de chaînes payantes et de plateformes de streaming continuer de courir…

Quant aux professionnels de santé touchés par la panne, pas moyen de faire de télétransmission à la sécurité sociale.

 

Panne de Free sur la côte d’Opale : le réseau est de retour

Depuis ce mercredi après-midi, des abonnés de chez Free n’avaient plus de connexion Internet ni de TV.

Mais ils ne sont pas les seuls abonnés de chez Free a rencontré ce problème : zone Curie, au Petit-Courgain, à la plage de Calais et même au niveau de Coulogne, les témoignages sont les mêmes. « Plus d’Internet free et réseau qui broute sur Coulogne… »

Contacté, le service presse de Free explique qu’une fibre a été coupée au niveau de Calais et que les services sont à pied d’œuvre pour rétablir le service, sans pouvoir dire exactement quand le réseau sera rétabli.

Le réseau a été rétabli ce jeudi, en début d’après-midi.

La panne n’avait pas de lien avec l’accident dans le Ardennes. Celle-ci est causée suite à une spectaculaire collision entre un convoi exceptionnel transportant un bateau et un train de marchandises à hauteur de la commune de Rumigny, dans les Ardennes, à la limite de l’Aisne.

L’accident a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi, vers 3 heures.

Pannes internet: le CDN, maillon crucial pour la bonne diffusion des contenus web

Des pannes internet à répétition et un acronyme mystérieux comme principal suspect: le CDN (réseau de distribution de contenu), est un ensemble de serveurs reliés entre eux dont le rôle est d’assurer la bonne diffusion des contenus de sites web auprès des utilisateurs.

« La disponibilité d’internet dépend de nombreuses technologies, et l’une d’entre elles est le CDN », expliquait récemment le fournisseur américain de services Akamai, au moment d’une panne d’ampleur qui avait affecté pendant près d’une heure l’internet mondial début juin, en raison d’un problème lié à son concurrent Fastly.

L’objectif de ce service? Aider les éditeurs de sites internet à assurer la bonne diffusion de leurs contenus à l’échelle internationale, auprès d’un maximum d’utilisateurs, en y garantissant un accès le plus rapide et fiable possible.

« Les entreprises utilisent un CDN pour offrir une expérience en ligne idéale à leurs clients, qu’ils lisent les actualités, regardent un film ou fassent toute autre activité nécessitant des performances élevées », avait ajouté le fournisseur américain.

Problème: jeudi, les principales banques d’Australie, ainsi que des compagnies aériennes australiennes mais aussi des Etats-Unis, figurent parmi les victimes d’une nouvelle panne mondiale de services en ligne, dont la responsabilité a été attribuée cette fois… à Akamai.

 

Concrètement, comment fonctionne le CDN ?

Si le contenu original d’un site web est hébergé dans un serveur central aux Etats-Unis, il peut également être accessible partout ailleurs dans le monde entier via des serveurs périphériques afin d’éviter que toutes les demandes adressées à un site internet ne convergent au même endroit et créent des « bouchons ».

« Par exemple, un opérateur de streaming a des serveurs qui détiennent des vidéos. En général, ce sont des acteurs américains donc ces serveurs d’origine, où sont stockés les vidéos, sont à l’étranger », explique à l’AFP Sami Slim, directeur adjoint de Telehouse France, fournisseur européen de centres de données (« datacenters ») qui hébergent des CDN.

« Le CDN va venir prendre les vidéos les plus demandées dans son serveur central aux Etats-Unis et aller les placer dans des serveurs périphériques partout dans le monde », notamment dans des datacenters pour se rapprocher des box des abonnés internet, complète-t-il.

 

Sébastien