Si vous souhaitez obtenir de l’espace serveur, vous n’avez pas nécessairement besoin de louer un serveur physique complet, il existe de nombreuses autres options. L’une des plus intéressantes est l’utilisation d’un serveur privé virtuel, ou VPS. Voyons comment ils fonctionnent et ce qu’ils peuvent faire pour vous.

Qu’est-ce qu’un serveur privé virtuel ?

Un VPS est un petit serveur simulé qui fonctionne virtuellement sur un serveur existant. Comme toute machine virtuelle, il est séparé de son hôte et fonctionne comme une entité indépendante, mais ne peut pas non plus exister en dehors de son hôte.

La technologie du VPS est similaire à celle des autres machines virtuelles : la machine hôte exécute un programme appelé hyperviseur ou VMM (virtual machine manager) qui gère toutes les petites machines virtuelles qui lui sont subordonnées, appelées invités. Dans un diagramme, cela ressemble à ceci :

Un diagramme montrant plusieurs instances d’OS invités au-dessus d’un hyperviseur, d’un OS hôte et de matériel.

Si vous considérez un ordinateur comme une tarte, une machine virtuelle en est une tranche unique. Les machines virtuelles sont un moyen très rentable de subdiviser la puissance de traitement de machines plus grandes et sont utilisées dans toutes sortes d’applications, grandes ou petites.

Pourquoi utiliser un VPS ?

Pour comprendre la raison d’être des VPS, nous devrions probablement faire un petit pas en arrière et nous intéresser d’abord aux serveurs. Un serveur est un ordinateur qui fournit des fichiers ou des données à d’autres ordinateurs via un réseau. Les serveurs peuvent être directement accessibles – par la souris ou le clavier – ou peuvent être ce que l’on appelle un serveur sans tête, auquel on ne peut accéder qu’à distance.

L’internet tout entier n’est, au fond, rien d’autre qu’une collection massive de serveurs interconnectés. Pour faire quoi que ce soit en ligne, comme lancer un site comme Journal du Freenaute ou exécuter un service comme une application météo, vous devez exécuter un programme ou héberger des fichiers sur un serveur. Sans serveur, pas de site.

Le problème, c’est que les serveurs sont de grosses machines puissantes dont l’achat et la maintenance sont coûteux. Par conséquent, la plupart des serveurs sont soit détenus par de grandes entreprises pour leur propre usage – Google et Facebook, par exemple, utilisent la plupart du temps leurs propres serveurs – soit loués à de plus petites entreprises par des fournisseurs d’hébergement Web. Ces derniers sont des entreprises qui possèdent et exploitent des serveurs dans ce but précis.

Toutefois, si chaque personne souhaitant créer un site devait acheter ou louer un serveur complet, elle ferait faillite avant même de pouvoir démarrer et l’internet serait beaucoup moins diversifié. C’est là que la virtualisation entre en jeu : plutôt que de devoir acheter ou louer un serveur entier pour chaque site ou service en ligne, les particuliers et les petites entreprises peuvent louer une fraction seulement d’un serveur auprès d’une société d’hébergement Web.

L’avantage d’un VPS est que, pour reprendre notre analogie, vous ne recevez pas seulement une part du gâteau informatique, vous décidez de la taille de cette part. Il s’agit donc d’une solution très flexible pour les entreprises qui souhaitent se développer en ligne et dont l’hébergement doit évoluer avec elles.

En outre, les VPS sont également intéressants parce qu’ils donnent aux utilisateurs beaucoup de contrôle sur la façon dont ils veulent utiliser les ressources dont ils disposent – comme s’ils avaient leur propre serveur – tout en ne payant qu’une fraction de ce que coûterait une machine complète.

VPS et hébergement mutualisé

À première vue, le VPS peut ressembler énormément à l’hébergement partagé, où plusieurs sites partagent les ressources d’un serveur. La principale différence entre les deux est la virtualisation : comme il s’agit de machines virtuelles, chaque VPS est un ordinateur à part entière qui ne partage pas les ressources telles que la puissance de calcul ou la mémoire.

En revanche, l’hébergement partagé partage ces ressources. Il s’agit donc d’un seul serveur sur lequel de nombreuses personnes différentes font tourner leur propre site en même temps. Par conséquent, lorsqu’un site Web situé sur le même serveur mais fonctionnant sur un autre VPS rencontre des problèmes, ceux-ci ne vous affecteront pas. En revanche, si vous utilisez l’hébergement mutualisé, ils vous affecteront.

L’avantage de l’hébergement partagé est qu’il est moins cher et beaucoup moins difficile à configurer, ce qui le rend idéal pour les personnes qui débutent ou celles qui ont moins de connaissances techniques. En revanche, un VPS est un système fermé complet qui doit être configuré à partir de zéro. En tant que tel, vous devez connaître un peu ce dont vous aurez besoin et comment vous l’utiliserez.

Par exemple, lorsque vous configurez un VPS, vous devez définir le système d’exploitation sous lequel il fonctionnera, si et comment le CPU doit être optimisé, ainsi que l’ajout de mémoire, de stockage et une foule d’autres détails. Chacun de ces éléments aura un impact sur les performances de votre VPS. Vous devez donc avoir une idée des performances de votre site avant de le configurer.

Cela dit, si vous avez les compétences et les connaissances requises, l’utilisation d’un VPS est une excellente alternative aux autres types d’hébergement, notamment l’hébergement mutualisé. La possibilité de contrôler les performances de votre matériel peut s’avérer payante à bien des égards, alors si vous n’avez pas peur de vous salir les mains, le VPS peut être la solution.